Les noms de lieux du Québec ont été influencés par la langue des autochtones et par des personnages importants de son histoire. Nous verrons ce qu’il en est pour les différentes localités de l’Abitibi-Témiscamingue (menu droit).
Les Algonquins recourent à une toponymie descriptive et imagée afin de désigner le plus précisément possible les lieux de passage et de séjour, pour s’y retrouver d’une année à l’autre, et les ressources disponibles pour assurer leur survie. Leur univers spirituel, composé de croyances, de mythes, de contes et de légendes, influence également leur toponymie.
Pour les premiers cantons de l’Abitibi, on opte principalement pour les noms des régiments et des officiers de l’armée de Montcalm. Les sept premiers cantons ouverts à la colonisation le long de la voie ferrée du Transcontinental portent les noms des régiments de l’armée de Montcalm : La Reine, La Sarre, Royal-Roussillon, Languedoc, Guyenne, Berry et Béarn. Ceux situés en périphérie portent les noms d’officiers de ces régiments.
On remarque une influence religieuse assez marquée dans l’appellation des localités de la région. Ainsi, plusieurs localités du Témiscamingue réfèrent à des noms de missionnaires oblats. On choisit des noms de saints confesseurs pour désigner celles situées au nord de la voie ferrée, de même que des noms de vierges et de martyres concernant celles situées au sud. Les paroisses de la zone minière de la faille de Cadillac tiennent leur nom de saints et d’archanges.
En Abitibi, des noms d’explorateurs, de géologues, de prospecteurs et de compagnies minières forment les toponymes de langue anglaise.