Lexique

Agroforesterie

Système d’exploitation des terres intégrant la culture des arbres à l’agriculture ou à l’élevage. L’économie y est basée sur l’agriculture et l’industrie forestière.

BANDE

La bande regroupe plusieurs clans qui se réunissent l’été autour d’un même lac et se considèrent comme une nation.

BOIS ÉQUARRI

Pièces de bois taillées à angles droits.

CLAN

Tribu amérindienne formée d’un certain nombre de familles ayant un ancêtre commun.

COMPAGNIE DE LA BAIE D’HUDSON

La Compagnie de la baie d'Hudson, fondée à Londres en 1670 pour la traite des fourrures dans la baie d’Hudson, est née de la rivalité entre la France et l’Angleterre. Après la chute de la Nouvelle-France en 1763, elle a étendu son réseau de postes de traite vers l’ouest et le nord de ce qui allait devenir le Canada. La Compagnie de la baie d'Hudson est encore aujourd'hui présente dans le domaine de la fourrure et du commerce. Elle gère une chaîne de commerces de toutes tailles, du commerce de détail aux grandes surfaces, principalement les chaînes La Baie et Zellers. Propriétaire d'environ 550 magasins en 2006, elle emploie environ 70 000 personnes.

COMPAGNIE DU NORD

Elle a été fondée en 1682 par des marchands canadiens, avec Charles Aubert de la Chesnaye à leur tête, pour commercer dans la baie d'Hudson par voie de mer. En 1685, Louis XIV cède à la compagnie le monopole de la traite des fourrures dans la baie d'Hudson, mais les coûteuses expéditions militaires contre la Compagnie de la baie d'Hudson mènent la Compagnie du Nord à la faillite. Son monopole lui est retiré le 10 janvier 1700 et transféré à la Compagnie de la Colonie.

CONGRÉGATION DES SŒURS GRISES

La communauté des sœurs grises ou des sœurs de la Charité a été fondée en novembre 1737 par Marie-Marguerite d’Youville, veuve et mère de deux enfants, première personne née au Canada à être canonisée. La mission apostolique de la congrégation des sœurs grises adhère à plusieurs valeurs : la solidarité avec les pauvres; la prise de risques pour la promotion de la justice; l’attitude contemplative et la découverte de la présence constante de Dieu dans leur vie; l’ouverture, le soutien mutuel et la coresponsabilité dans la congrégation et dans l’Église; la protection du caractère sacré de la vie.

CRÉDIT SOCIAL

Idéologie économique et mouvement social apparus au début des années 1920. Le terme Crédit social dérive du désir de faire en sorte que le but du système monétaire soit l’amélioration de la société. Selon cette doctrine, les difficultés économiques sont causées par l'inefficacité de l'économie capitaliste, qui ne procure pas à la population un pouvoir d'achat suffisant pour jouir des biens créés par le bon développement de la capacité de production.

FORÊT BORÉALE

La forêt boréale est la zone forestière la plus septentrionale et la plus froide de l'hémisphère nord. Elle forme, du nord au sud, une ceinture continue de 1 000 km de largeur, qui s'étend en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Il s'agit de la plus vaste zone de végétation du Canada. Elle couvre de grandes étendues dans chacune des provinces et chacun des territoires. Cette forêt et ses boisés sont généralement peuplés de conifères, dont l'épinette noire, l'épinette blanche, le pin gris, le pin de Murray et le sapin baumier, et de mélèzes ou d'essences à petites feuilles caduques comme le bouleau, le tremble et le peuplier baumier.

FORÊT DE FEUILLUS

La zone de la forêt feuillue du Québec couvre l'extrême sud de la province sur près de 116 000 km2, soit 15 % de son territoire forestier. Les érablières sont les peuplements les plus répandus dans la zone des feuillus. Les peuplements résineux tels les prucheraies, les pinèdes à pin blanc et les pinèdes à pin rouge, typiques de cette zone, s'y retrouvent en nombre restreint. La forêt feuillue couvre la portion la plus peuplée du Québec et renferme une grande richesse naturelle, ce qui lui confère une valeur incontestable. Cette zone de forêt feuillue joue un rôle économique important en fournissant des bois de grande qualité et en permettant la production de sirop d'érable. Elle a subi toutefois l'effet de la colonisation, et la pratique des coupes mal adaptées à la dynamique naturelle de ces peuplements a diminué fortement leur potentiel de production en bois d'œuvre.

FORÊT MIXTE

La forêt mixte (ou forêt tempérée) est majoritairement constituée de feuillus qui, selon un cycle annuel, perdent leurs feuilles à l’automne, entrent en dormance en hiver, bourgeonnent au printemps pour finalement être en feuilles et fleuris en été. On retrouve des espèces d’arbres telles que le bouleau, le chêne, l’érable, le hêtre, le frêne, le tilleul et bien d’autres. Selon la région, la présence de conifères sera plus ou moins importante, les précipitations et la température y ayant un rôle à jouer. Les exemples de conifères qu’on y retrouve sont l’épinette, le pin, le sapin, la pruche, le thuya, etc.

FROS

Terme venant de l’anglais foreigners, signifiant «étrangers». C’est le nom que donnaient les Canadiens-français aux immigrants travaillant dans les mines de l’Abitibi-Témiscamingue.

GLACIATION

Phase à la fois paléoclimatique froide et période géologique de la Terre durant laquelle une part importante des continents est englacée.

GODENDART

Grande scie que l’on manie à deux.

MACHINE FOURDRINIER

La machine Fourdrinier est la première machine qui accomplit toutes les étapes nécessaires pour transformer la pulpe de bois en produit de papier fini.

OBLAT

Personne offerte au service de Dieu. En général, un oblat est membre d'une communauté où il est accueilli, sans être canoniquement membre de l'ordre monastique correspondant. Par ailleurs, il existe aussi des ordres religieux qui portent le terme d'oblats dans leur nom. Les oblats de Marie-Immaculée sont un ordre religieux de l'Église catholique romaine fondé à Aix-en-Provence le 25 janvier 1816 par saint Eugène de Mazenod (1782-1861), prêtre français de Marseille. En 1841, il envoie ses premiers missionnaires au Canada. Les principaux missionnaires de l’Abitibi-Témiscamingue sont des oblats de cette congrégation.

PORTAGE

Action de transporter par terre une embarcation pour éviter un obstacle sur un cours d’eau ou pour rejoindre un autre cours d’eau.

SAISON VÉGÉTATIVE

La saison végétative se mesure généralement en jours et elle correspond au nombre de jours successifs sans gel durant lesquels la température est suffisamment élevée pour qu’il y ait croissance de la végétation. Elle est de 120 jours au Témiscamingue et de 80 jours en Abitibi.

TERRES ARABLES

Terres qui peuvent être labourées et cultivées, comprenant les grandes cultures, les cultures maraîchères, les prairies artificielles et les terrains en jachère.

WIGWAM

Hutte ou tente des Amérindiens d’Amérique du Nord. Les habitations sont de plan circulaire ou allongé et peuvent abriter de 10 à 20 personnes. Elles sont recouvertes d'écorces de bouleau cousues ensemble à l'aide de racines d'épinette ou de sapin. L'hiver, elles le sont de peaux d'animaux.

ALEXINA CROTEAU

Née à Saint-Prosper, madame Croteau est veuve lorsqu’elle arrive à Amos avec ses treize enfants, dont l’aîné n’a alors que quinze ans. Elle s’emploiera à défricher des lots qu’elle rendra prospères. En août 1927, madame Alexina Croteau est décorée de l’Ordre du mérite agricole de la province de Québec et devient ainsi la première femme québécoise à recevoir cet honneur. Aujourd’hui, un prix nommé en son honneur, le prix Alexina Croteau, est remis annuellement à une femme qui a su se démarquer par ses réalisations et ses engagements.

EDMUND HENRY HORNE

Homme d'affaires et prospecteur canadien (1864-1952). Né à Enfield, en Nouvelle-Écosse, M. Horne était un mineur et un prospecteur de grande expérience bien avant son arrivée à Rouyn. Comme de nombreux autres prospecteurs de sa génération, Edmund Horne est venu dans le Nord de l'Ontario au tournant du XXe siècle, nourrissant l'espoir d'y trouver fortune dans les mines d'or. Le succès lui a alors semblé insaisissable. Mais, plutôt que de s'avouer vaincu, il a décidé de s'aventurer de l'autre côté de la frontière, au Québec, persuadé que les richesses géologiques ne s'arrêtaient pas à la limite de l'Ontario. Cette conviction s’est renforcée au fil des années et l’a mené enfin à la découverte de la fantastique mine cuproaurifère Horne, qui est devenue l'assise de la société Noranda, une des plus grandes sociétés minières au Canada.

HECTOR AUTHIER

Surnommé «le père de l’Abitibi», Hector Authier, avocat et journaliste, a été pionnier dans bien des domaines : en 1912, premier agent des terres et des mines du territoire d’Abitibi; en 1914, premier maire d’Amos; en 1920, fondateur du premier journal de la région : L’Abitibi; en 1923, premier député provincial du nouveau comté Abitibi; en 1936, ministre de la Colonisation; de 1940 à 1945, député du comté Chapleau à Ottawa.

IVANHOÉ CARON

Prêtre, historien et archiviste québécois né en 1875 à L'Islet et décédé en 1941 à Québec, premier missionnaire colonisateur de l’Abitibi, l’abbé Ivanhoé Caron a été un ardent propagandiste du mouvement de retour à la terre. Il a rédigé un nombre important d’articles de journaux et il a donné une série de conférences pour vanter les mérites agricoles des terres abitibiennes et y attirer des colons. Il a organisé et accompagné le premier convoi de colons arrivé à Amos en 1912.

JEAN-NICOLAS LAVERLOCHÈRE

Oblat, né en 1812 en France, responsable des missions du lac Témiscamingue et du lac Abitibi de 1844 à 1852, fondateur de la mission de la Baie-James, mort en 1884 et enterré selon son désir dans le cimetière amérindien, près du fort Témiscamingue.

JOSEPH MOFFET

Oblat arrivé à la mission Saint-Claude en 1872 à l’âge de dix-huit ans, il deviendra une figure légendaire du Témiscamingue. L’histoire veut qu’il ait semé la première poignée de blé sur le sol témiscabitibien, plus précisément à la Baie-des-Pères (Ville-Marie) en 1879. Surnommé «le père agricole du Témiscamingue», il a joué un rôle très important dans la colonisation agricole de cette région.

LOUIS-CHARLES DE BELLEFEUILLE

Sulpicien d’Oka, premier véritable missionnaire du Témiscamingue, fondateur des premières missions religieuses de l’Abitibi- Témiscamingue : mission du lac Témiscamingue en 1836, mission du lac Abitibi en 1837 et mission du Grand lac Victoria en 1838. Il est mort d’épuisement en 1838 après un long voyage de cent jours, au cours duquel il a parcouru 1 500 milles en canot et fait 136 portages.

MÉDARD CHOUART DES GROSEILLIERS

Explorateur et commerçant de fourrures (baptisé à Charly-sur-Marne, France, le 31 juillet 1618; mort en Nouvelle-France en 1696?). Homme de courage qui appréciait la liberté et l'initiative individuelles, des Groseilliers ouvre les lacs Michigan et Supérieur à la traite des fourrures et aux missionnaires jésuites. Irrité par ce qu'il perçoit comme des injustices de la part des autorités françaises, il se joint aux Anglais, puis il participe, avec Pierre-Esprit Radisson, à la fondation de la Compagnie de la baie d’Hudson.

PIERRE CHEVALIER DE TROYES

De Troyes arrive à Québec en août 1685. Le 20 mars 1686, il quitte Montréal par voie de terre pour la baie James avec 30 hommes de la force régulière française et 60 miliciens. Avec l'habileté des voyageurs, l'audacieuse expédition remonte la rivière des Outaouais, fait le portage via les lacs Témiscamingue et Abitibi jusqu'à la rivière Abitibi et surprend à Moose Fort les Anglais, qui capitulent dès le 20 juin. De Troyes occupe ensuite Rupert House (le fort Charles) le 3 juillet et, avec le Craven, navire anglais capturé, il s'empare du fort Albany le 26 juillet, laissant le commandement des forts capturés à Pierre Le Moyne d'Iberville avant de regagner Québec. En juin 1687, de Troyes commande une des compagnies françaises menées par le gouverneur Denonville en territoire iroquois. Il est laissé au commandement de Niagara, où il meurt du scorbut.

PIERRE-ESPRIT RADISSON

Explorateur et commerçant de fourrures (France, 1636 - Londres 1710). En 1651, Radisson, opportuniste rusé réputé pour sa connaissance du mode de vie des Amérindiens et de la géographie de l'Amérique du Nord, suit sa demi-soeur à Trois-Rivières et observe les Iroquois, d'abord comme prisonnier adopté par la tribu en 1652-1653, puis avec les jésuites en mission chez les Onondagas en 1657-1658. En 1659, il est recruté par le mari de sa soeur, Médard Chouart des Groseilliers, pour participer à une expédition de traite aux lacs Supérieur et Michigan, expédition pour laquelle ils n'ont pas de permis. Dans les terres situées au-delà des lacs, ils trouvent des castors en abondance et entendent parler de la « baie de la mer du Nord » qui permettrait d'atteindre directement la région. Irrité par ce qu'il perçoit comme des injustices de la part des autorités françaises, Radisson se joint aux Anglais, puis il participe, avec son beau-frère, à la fondation de la Compagnie de la baie d’Hudson.

STANLEY SISCOE

Il est connu pour avoir découvert en 1912 la mine qui porte son nom, en exploitation près de Val-d’Or de 1929 à 1949. Son souvenir a traversé l’histoire surtout à cause de l’aspect tragique et même mystérieux de sa mort. En mars 1935, alors qu’il revenait de Montréal en avion, une forte tempête de neige oblige le pilote à faire un atterrissage d’urgence sur le lac Matchi-Manitou. Ils y attendent du secours pendant deux jours. Affamé, transi de froid, très légèrement vêtu, Stanley Siscoe décide de marcher vers le sud. On le retrouve mort de froid le lendemain. Deux photos nous le montrent couché sur le dos dans la neige, l’une avec des billets de banque éparpillés autour de lui, l’autre sans aucune trace de ces billets.